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Pleine Lune

Scenario Maîtresse Françoise
Photos
: Wilfrid Moulin
: Christophe Mourthe
: Philippe Serieys
Dessins
: Oberto


Lola Possède le pouvoir

Elle a reçu en héritage la formule du philtre cabalistique qui lui permet de diminuer ses agresseurs. Elle les perce de fléchettes trempées dans la potion et ils deviennent, ainsi, de tous petits nains.
Ils conservent la taille minuscule aussi longtemps que dure leur rébellion ou leur incarcération. Ils sont peu nourris, plus faciles à garder captifs.
Dès le premier rayon de Lune, Lola devient l'héroïne d'un drame Grec. Sur une scène de théâtre elle choisit de miniaturiser ses esclaves. Elle est toujours assistée de Lilypute, sa soubrette. Elle décide de la destinée de ses sujets anéantis dans un profond sac à double paroi dont l'intérieur des cloisons de latex est rempli d'air jusqu'à inexorablement ses sujets en hommes objets. Leur visages engloutis dans des cagoules de latex gonflables, ils voyageront dans la Nature.

En montrant quelques disciples, Lola interpelle Lilypute :
"Lilypute dirige moi ces chiennes vers le salon d'esthétique et prépare la séance de maquillage et les ceintures de chasteté. Tu diras aux Déesses que je veux, ce soir, une bonne vingtaine de salopes engodées maquillées comme des filles de joie.
Tu diras aussi aux décorateurs que je veux dans la salle de théâtre les décors de Paris Pigale. Nous allons revivre les scènes de prostitution des années 1960. Et les mecnanas mauvaises gagneuse seront battues. Que l'on prépare les croix avec de solides attaches de cuir et que l'on fasse tremper mes fouets afin qu'ils claquent mieux et que je jouisse de ce que j'impose." Ainsi Lola, jupitérienne, prône la destinée de la soirée.




Après la Messe Païenne, par centaines, ils choisissent de boire le breuvage, ils se réunissent pour dormir autour de leur Idole. Lèche-semelle se faufile dans un talon de botte. Fetish-hair et Lilypute errent dans la Forêt de cheveux et s'enroulent dans des boucles. Nuscul s’engouffre dans le doigt fin d’un gant de latex. Minus se loge dans la pliure des aisselles de Lola, P'tit bout lui, se love entre les doigts de pieds de sa Sultane.

D'autres s’assoupissent dans les seins de leur Venus.. Les seins enveloppés du latex translucide de la combinaison et les toutes petites, petites créatures s’y reposent comme au creux d’une lune.

Ligot09, lui, réunis ses cordées d'escalade. Et il se présente timide en face à l'Antre. Cette Forêt qui donna naissance au monde. Il est revêtu d'une totale enclosure de latex. Son visage est engouffré dans un masque à gaz alimenté par un long tuyau. Lola dort. Son enveloppe de latex est fendue à l'entre jambe.
Timidement ligot09 guette, l'œil rivé, la faille, le moment où Lola Déesse Montagne présentera son trou béant. Il prie !


"Ô Divin ventre où j'ai grandi ! Où j'étais au chaud, enveloppé, tenu, contenu, protégé, parfois ballotté, bousculé. Mais intimement inclus en vous, Mère ! Je vous supplie prosterné ! Je suis si petit, accordez moi l'hospitalité ! Laissez-moi me blottir entre vos cuisses ! Absorbez moi dans votre grotte sacrée! Qui de nous deux a renié l'autre ? Est-ce vous Mère putain qui m'avez chassé ou ai-je voulu vous m'échapper ?
Ô vous ! Paradis perdu ! Vide immense ! Creux insondable ! Je vous implore ! Laissez-moi me pencher ! Laissez-moi chuter ! M'évanouir dans votre gouffre ! Vous l'Infinie femelle !
Redevenez pour un soir, Maman « enclosure », mais Maman. Ôvous déesse aux mamelles nourricières ! Moi bouche assoiffée, Bébé Proie, bébé pur et putain à la fois ! Je suis prêt à tant de compromissions lorsqu'une lueur me fait espérer retrouver les lambeaux de ce Paradis perdu. Lorsque ce ventre adoré et désiré se laisse entrevoir. Cette matrice à la fois refuge et cage, délice et supplice. O divine Maîtresse ! Enveloppe ton petit bout d'homme dans tes langes inexorables, Enserre-moi dans tes liens caoutchouté et adorés. Nourris-moi, que ton sein éjacule du lait chaud."
La Forêt, la Montagne ont entendu le tout petit petit nain. Elles exhibent leur cavité :
" Viens toi, Ballot, Proie, Bébé salope, Prise, Victime, Barda, Captif, Reclus ! Veine-toi de latex sacré ! Enchaîne-toi et plonge ! Viens dans les bras humides ventousés de mon bas ventre ! Viens dans mes mandibules, Proie ! Viens mettre ta pelure ! oignon ! viens dans mon trou où l’air se raréfie ! Redeviens têtard !

L'offrande divine tombe enfin. Ligot09 noue ses cordées au string de Lola et pénètre la caverne, pieuvre gluante. Il s'y reposera la nuit durant comme dans la crypte d'une Cathédrale de chair.
Lola ne confie le breuvage qu'à ses filles les plus proches et à Jean. Jean, Maître du domaine des "tantes gars". Le poète Jean Genet les appelait ainsi. Jean est de race noire. Ses boys homosexuels, se clonent et vivent leur grossesse dans d'énormes ventres de caoutchouc.
Le matin, Lola chevauche son compagnon de route, traverse ses terres. Elle contrôle ses sujets d'un regard d’acier maternel. Sereine et majestueuse, elle incarne la blessure de la terre.
Elle veut oublier ses enfants engloutis pendant l’apocalypse. Elle se bat pour la survie de la Planète. La Catastrophe a eu lieu en 2055.

La "Dieuesse" est vêtue d'une jupe d’amazone. Les volants de caoutchouc chantent au rythme du vent. Sa taille est étranglé par un haut corset. Ses bottines de latex sont lacées et luisent d'un reflet indigo. Ses bras sont gainés de caoutchouc couleur de raisin noir. Ses gants montent jusqu'aux épaules. Ils sont retenus à une minerve par des jarretelles. Sa chevelure est comme la nuit. De grosses boucles cernent son cou. Elle monte sur une selle en hévéa. Et, ses étriers sont de petits mortels attachés au ventre du cheval par de gros ceinturons élastiques. Elle les nomme ses "Suce-talons". Car pour bien maintenir Lola en selle, ils engloutissent dans leur bouche affamée les talons des Cuissardes de leur Idole.

Sabbatina gère la vallée qui jouxte celle de Lola. Elle est vénérée par un vieux monarque ivrogne. Il est boursouflé, sa peau est cloquée de pourpre et ses quelques cheveux blonds roux sont collées au cuir gras de son crâne. Sabbatina est imbue d’elle-même et supporte quiconque l'encense, si minable soit-il. Elle se prétend descendante de la Reine de Sabbat. . Elle se revendique une appartenance aux religions païennes qui furent près de la Nature. Mais, Ô grand paradoxe ! les hommes doivent rester mâles, pas la moindre culotte de soie pour mecnana n’est autorisée dans son royaume. Putain mâle, trav et salopes de tout genre sont jetées au feu.
Dans ces tribus de nombreux animaux sont sacrés. Leur chasse est considérée comme un crime. En dehors de ces colonies survivent des créatures, à l'état bestial, dans des zones dangereuses. Ces pauvres êtres vivent de l'extermination des rats devenus obèses après la tragédie. Ils n'ont aucun droit sur les animaux sacrés. Les chasseurs croupissent dans la nostalgie des années 2000 : -supériorité de l'homme, conquête, guerres, tueries-, et ils s'entretuent pour quelques pépites ou pierres précieuses.
Ce jour-là…

Ce jour-là…
On aperçoit au loin deux Amazones qui descendent les gorges de la collines en saillie des villages. Les filles chevauchent deux beaux étalons et suspendus à leur poitrine dans une lanière de vieux cuir, elles portent deux corps vivants miniaturisés. Ce sont deux petits hommes, torses nus, vêtus de pantalons en peau de rat. Les filles de Lola les ont emprisonnés dans une cage de caoutchouc après une Corrida qu'ils avaient organisée. Les chevaux tirent un carrosse nacré à l'intérieur duquel le dieu Taureau est blessé. Il se vide de son sang. Les deux connards l'ont transpercé à mort.
Dans la vallée, les communautés se réunissent et pleurent le divin Taureau. Sabbatina beugle. Ses narines minces palpitent. Elle écrase ses ongles sur ses énormes seins factices. Et la salive jaillit de ses lèvres pincées. Elle écume, repense que les Dominatrices de l'an 2000 avaient tort de mimer la castration de l'homme dans les Donjons. "Qu'on les castre ! " Hurle-elle ! Ses filles reprennent en cœur comme des chiennes de garde. Là, enfin, on va se payer deux belles paires de couilles, avec la Loi pour nous. Elle imagine déjà le banquet. Elle est extasiée. Le monarque qui cuve son vin, poitrine plaquée au milieu d'une table, soulève péniblement la tête, ouvre un œil et aboie : "Ma Reine a raison, qu'on fasse un festin de leurs couilles et qu'on brûle leurs corps." Et il retombe sur la table encore plus abasourdi.

Lola se retourne et en s'adressant à Sabbatina, elle lui rappelle la destinée des reines à l'ère du Patriarcat.
"Quelle manie de t'appeler sa Reine ! Il ne veut même pas faire de toi une Immortelle ! Fais taire ton Castrat, Sabbatina ! Réapprends l'Histoire et médite sur la fin de Marie Antoinette"
Lola monte sur le podium tel un empereur romain. Elle porte une longue cape de velours vert, une combinaison de latex rose, sanglée d'un corset de caoutchouc fuchsia. Lola est « cuissardée » de cothurnes cuir émeraude. La cape béante laisse entrevoir ses cuisses enveloppées et puissantes. Sa poitrine enflée bat au rythme d'une colère grave, froide. Son regard incandescent, implacable. Elle appliquera sans faiblir la Sentence très sévère .
"Tais-toi ! pauvre vierge exsangue !" Dit-elle d'une voix glaciale à Sabbatina. "Tais-toi donc, Ô toi qui as fait du corps de tes sujets des sépulcres blanchis. Toi qui as rempli leur sein de vipères, choses dégoûtantes parce que refoulées. Toi qui as osé te cacher de la Lune. Tu t’es nourrie du puritanisme qui crucifia la dernière civilisation. Dans le cœur de tes sujets, il ne reste que des queues, des vagins devenus cadavres de ne rien avoir vécu. Tais-toi !

Tais-toi ! Ou je fais de toi une naine si imperceptible que personne ne t'entendra jamais plus ! Ils seront jugés demain, à l’aube". Lola est restée digne, Souveraine.
Elle guette Sabbatina. En aucun cas pense-t-elle, Sabbatina n'aura recours aux crimes de l'ancienne civilisation.

La grand mère de Lola avait agonisé dans une caverne. Lola était restée jusqu'au bout à ses cotés. Cette grand-mère, qui ne fut comprise que par Lola sa petite fille chérie. Elle lui avait expliqué combien les hommes de sa génération avaient souffert de leur bite. Ils avaient si peur de ne pas bander qu’il jouaient à des jeux cruels. Corrida, chasse, tout leur servait de queue : l’épée le fusil. Et même les motards vêtus de cuir prenaient la selle de leur moto pour un pal, dandinant leur croupion et virevoltant comme des folles.
Lola avait compris depuis ce temps que la parodie du viol évitait le crime, que l'exemple de la peine de mort perpétuait la tuerie.
Lola a sacré le sexe de l'homme symbole de vie. Et la bite devenue Déesse ne concède aucun droit aux mâles. Ils sont simplement enceints de leur queue, comme une femme porte son fœtus. De ce fait la castration ne peut-être que théâtrale.
C'est pour cela qu'en cette veille de procédure Lola décide de feuilleter les vieux manuscrits SM et médite longuement sur la « La Métamorphose », le texte testament de sa grand-mère :


"Porte du Donjon entrouverte, la larve est déjà aplatie. Au sol sa chevelure brune étalée. Je sens sa bouche ventouser la pointe de mes bottes. Il tourne et lape déjà mon talon. Il l'absorbe goulûment comme dans un besoin fulgurant de se remplir. Il cherche la bite.
Je le tire fermement par la crinière et je le traîne sur la moquette.
-Dis moi, t'ai-je donné un ordre quelconque ? Pourrais-tu rester digne cinq minutes le temps de rentrer chez moi? Allez assis sur le tabouret, face à moi, qui es-tu ?
-Je suis un homme, maîttrrressse, un père responsable et un peu las de ses responsabilités…
-Oui, il le disent tous comme prétexte ! ta profession ?
-C’est que… ;
-Bon donne moi le profil de ta profession ?
-Je protège la société Maîtresse, mais voyez vous ici, je ne suis que l'ombre de moi-même !
-Je vois, tu es flic ?
-Nooooon !
-Bon ça va, pas de galère tu n'es pas photographié quand tu rentres ici.
-As tu une passion dans la vie ?
-Oui Maîtresse la Corrida, j'ai rêvé d'être Torero.
-Ben voyons pointer la Bête ? as-tu peur de la Belle ?
-Point du tout Divine Maîtresse. Mais toutes les femmes sont folles de moi lorsque je descends dans l’arène.
-Ah parce qu’en plus, il t’arrive de descendre dans l’arène faire ton beau mec ? Mais t’es nul! tu flingues un taureau pour frimer ! Tu n'bandes pas ou quoi ?
-Si maîtresse, mais vous comprenez pas, c’est plus facile pour draguer. Ainsi, j'suis comme on dit "Sur-viril".
-Tu es surtout un « Sur-moins que rien », c'est bien ce que tu dis, pour être un mec, il faut tuer! C'est ça ?
-Oh non maîtresse ! J’ai pas envie d’être un mec ! Maîtresse entre vos mains, je me sens si femelle. C'est La femme qui veut que je sois un vrai mec. Et moi je rêve de La Femme à laquelle j'obéirai corps et âme. Une femme comme vous; Maîtresse, pour me mirer. Je rêve tant de devenir femelle. Et, d'être manipulée par vous Maîtresse. Vous femme aux gros seins vivants, à la bite obèse, l'énorme queue de latex que je sucerai, qui m'enculera, Maîtresse, … J'irai où vous voulez, Maîtresse Oh maîtresse laissez moi vous appelez Maître. Je vous en supplie, soyez mon mec, mon mac…
-Soyez…
-Damocles bite à la main ? Alors tu seras le taureau et tu seras pointé…
-Oh oui divine Maîtresse…
-Une fois pointée, tu seras femelle, ma femelle engrossée par le Taureau, soumise et rampante…
-Oui faites-moi vivre ce rêve Maîtresse, mais vous savez je n'suis pas pédé. Je ne sucerai des hommes qu'en votre compagnie si vous m'y obligez, bien sur et surtout uniquement pour vous séduire. Maîtresse…
-Désormais tu te nommes Gloria ? Attends, je vais mettre mon balconnet de latex, mon corset, mon bermuda et mes hautes cuissardes de caoutchouc. Ainsi vêtu je commence à me sentir ton mec. En fait je n’aime garder de ma féminité que mes grosses mamelles, pour éventuellement écraser ton visage d’insecte. Puis je vais me culotter avec ma ceinture gode armée d'un bite en silicone pour t'encorner. J’ai besoin de ma bite pour te sentir femelle. Et, ma bite, elle n’a peur de rien, elle, Petite salope

Oh oui Maîtreese !
Fais toucher ta peau de chienne ! Fais voir, mais dis donc t’a fait des hormones ! T’as des nichons de grosse pute !
Non maîtresse je faisais de la natation et j'ai arrêté ce sont des muscles amollis,
-Tu me prends pour une idiote. Allez je vais te maquiller. Je ne veux plus voir de trace de virilité en toi. Cela t’apprendra peut-être à respecter les animaux et, en général, les femmes. Car les femmes respectent la nature et les animaux, elles n’ont pas les mains pleines de sang.
-Mais Maîtresse, je suis si brun si poilu comment me transformer…
-Je t'épilerai ! Je vais faire de toi une danseuse de flamenco, une danseuse pute bien entendu.
-Maîtresse ca veut dire que je ferai des passes ?
-Bien entendu, mais tout d’abord je veux essayer de te rendre belle et là c’est pas une mince affaire.
Il faut cloquer ta poitrine !
- C’est à dire ?
Je colle des gros nichons sur ta poitrine, Hein ! C'est comme cela que vous dites vulgairement en parlant de nos seins !
-Ouiii, oui Maîtresse !
-Ensuite je les recouvre d’un soutien gorge rouge et noir, Et te voilà femme.!!!
Prend ces bas à jarretières Et cette superbe robe de latex rouge. je l'ai fait faire chez House of Harlot, et moi je vais mettre ma tenue de toréador; c'est aussi Robin qui me l'a faite sur mesure.
Voilà c'est fini, tu n'es plus un mec, tu es devenue la belle Gloria, celle qui m'excite;
-Oh votre bite Maître, permettez moi de vous appeler Maître !
- Ton vagin d'homme est en chaleur salope !
- Oh oui divine Maîtresse…
Le regard de Lola est attirée par la superbe photo de sa grand-mère avec Gloria. En bas de la photo on peut lire : "Lola accompagnée de son esclave : Gloria, pour un moment volé à l'éternité grâce au célèbre photographe Christophe Mourthé."
Lola arrête sa lecture : Finalement cela ne sert à rien de vouloir se viriliser et combattre comme des hommes. On finit par devenir cruelle et leur ressembler. Il faut leur réapprendre nos valeurs, le féminin, la maternité. S’il portent en eux leur phallus sacré comme un œuf, je ne vois pas pourquoi à leur tour on ne les transformerait pas en Mère. Il doivent surveiller les enfants et être féminin pour devenir bon, respecter la Nature.
Demain les tueurs du Taureau deviendront Femmes !

 

à suivre

 

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